Les portuaires rouennais réunis au sein de la coalition « Port Vert »

Sous l’égide de la Métropole Rouen Normandie, qui a mis en place une COP21 locale, les entreprises portuaires se sont regroupées au sein de la coalition « Port Vert » avec l’ambition de faire évoluer leurs comportements en matière de développement durable.

La première réunion organisée le 29 novembre 2019 dans les locaux de l’Union portuaire rouennaise (UPR) aura une suite. Pour les membres de la coalition « Port Vert », ce rendez-vous a en effet marqué le point de départ d’une démarche collective qui doit amener chaque participant à réduire son impact carbone. Autour de la table : le groupe La Poste, l’énergéticien Engie, le port de Rouen, le club d’entreprises Alliance Seine Ouest et le représentant des entreprises portuaires, l’UPR, qui pilote l’opération. Des acteurs venus débattre d’énergies renouvelables, de mobilité, de gestion des déchets ou encore de préservation de la biodiversité.

Première réunion de la coalition Port Vert le 29 novembre 2019 dans les locaux de l’UPR. © Haropa-Port de Rouen

A l’origine de la mise en place de ce groupe de travail, « il y a la volonté de la Métropole Rouen Normandie de décliner au plan local les outils de la COP21 », explique Agnès Grandou, responsable du projet métropolitain. A travers, notamment, la mise en place d’un Giec local, la signature d’engagements d’acteurs locaux et la création de coalitions. « L’idée de départ, c’était de contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire de la métropole », complète le délégué régional d’Engie, Emmanuel Schillewaert. Ensuite, une enquête menée auprès des entreprises portuaires a permis de dresser un véritable état des lieux des pratiques en cours et surtout des besoins exprimés par les uns et les autres.

Quand l’UPR achète dix véhicules électriques

Actif dans la démarche, le port de Rouen amène à la coalition son expertise autant que son expérience sur la gestion des questions environnementales. « L’important, c’est de sensibiliser les entreprises, explique la cheffe du service environnement de Haropa-Port de Rouen, Sandrine Samson. Sur la question de la biodiversité, elles s’interrogent sur ce qu’elles peuvent faire à leur échelle. Notre rôle c’est de leur démontrer qu’elles peuvent agir à travers la gestion différenciée des espaces verts en privilégiant le fauchage plutôt que la tonte, en mettant en place des corridor verts ou en créant des mares, ou plus simplement en réduisant leur pollution lumineuse en travaillant sur la question de l’éclairage. »

Du côté de l’UPR, on prend les choses à bras-le-corps avec la mise en œuvre d’une action concrète dont se félicite le nouveau directeur Thomas Courtier : « nous avons fait l’acquisition d’une dizaine de véhicules électriques Bolloré blue car que nous revendons ensuite à nos adhérents ». L’UPR a fait en conséquence installer deux bornes de rechargement sur le parking de son siège, le « 66 ».

La prochaine réunion de la coalition « Port Vert » est programmée pour le 6 avril 2020, toujours dans les locaux de l’UPR, avec pour thème la gestion des déchets. Une question concrète sur laquelle les entreprises et la métropole, gestionnaire du service de collecte, ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. « Sur cette question comme sur d’autres, il faut démystifier, explique Emmanuel Schillewaert. Il faut rassurer et expliquer que les solutions sont souvent simples. »

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