Le président de la République est attendu à Penly (Seine-Maritime) jeudi 12 mars sur le site qui doit accueillir la première paire de réacteurs EPR2. Emanuel Macron a choisi le site électronucléaire normand afin de tenir le prochain conseil de politique nucléaire. Le 5e depuis son discours de Belfort en 2022 qui avait marqué la relance du programme nucléaire français.
Alors que se déroule mardi 10 mars à Paris un sommet mondial consacré à l’énergie nucléaire civile, le président de la République Emmanuel Macron prévoit de clôturer la séquence jeudi 12 sur le site normand de Penly (Seine-Maritime) où va se tenir le prochain conseil de politique nucléaire (CPN). Pour l’occasion, le Premier ministre Sébastien Lecornu sera de la partie ainsi que son ministre de l’économie Roland Lescure et ses collègues en charge de l’Énergie, des Affaires étrangères, des Armées ou encore de la Recherche qui seront rejoints par les représentants de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de la délégation interministérielle au nouveau nucléaire ainsi que par le Pdg du groupe EDF, Bernard Fontana, et le directeur général d’Orano, Nicolas Maes.

Emmanuel Macron se rendra à Penly le jeudi 12 mars pour le conseil de politique nucléaire. © Jgp

Le site de Penly en Seine-Maritime a été retenu pour accueillir deux des six EPR de 2e génération. © EDF
Nouveau nucléaire et retraitement au menu du CPN de Penly
L’événement, dont c’est le cinquième opus depuis le discours présidentiel de Belfort en 2022 qui avait acté la relance du programme nucléaire civil hexagonal, sera l’occasion, précise l’Élysée, de faire un point d’avancement des trois premiers projets de paires de réacteurs EPR2 : soit Penly, Gravelines (Nord) et Bugey (Ain). À ce stade, le projet normand reste le plus avancé des trois avec des travaux préparatoires déjà engagés et un « premier béton nucléaire » annoncé pour 2029 avant une mise en service espérée du premier réacteur en 2039. Les autres sujets à l’ordre du jour sont le projet de retraitement de combustible « Aval du futur » porté par Orano dans le Cotentin, à proximité de la centrale électronucléaire de Flamanville, ou encore la feuille de route de « fermeture de cycle », soit la mobilisation de l’ensemble de la filière afin de « se passer, à terme, de l’importation d’uranium naturel pour produire de nouveaux combustibles », précise l’Élysée qui ajoute que le sujet des petits réacteurs modulaires sera également abordé. S’agissant des réacteurs EPR2 et notamment du projet de Penly, le CPN devrait être l’occasion de confirmer la mise en route des chantiers d’ici à la fin de l’année afin d’assurer « une livraison dans les temps et dans les coûts ».
A Penly, Emmanuel Macron va donc inaugurer un premier CPN « délocalisé » avec la volonté affichée de braquer les projecteurs sur le premier projet français de réacteur EPR2. le tout dans un contexte d’envolée du prix du baril « qui démontre la nécessité d’augmenter l’électrification des pratiques » autant que le renforcement de l’indépendance française sur l’ensemble de la chaine de valeur, notamment s’agissant du retraitement des déchets à travers le projet « Aval du futur ». S’agissant des premières paires de réacteurs EPR2, l’Elysée confirme une décision finale d’investissement d’ici la fin de l’année, ainsi que l’annonce probable de quatre nouveaux projets à venir.