Le navire « niveleur » Qui qu’en grogne baptisé à Rouen

Dans le domaine maritime, les traditions ont la vie dure. Dernier exemple en date, le baptême jeudi 24 septembre du dernier navire « niveleur » en date du port de Rouen, le dénommé « Qui qu’en grogne ». Une cérémonie qui met surtout en lumière un rouage essentiel de l’entretien du chenal, chantier permanent qui garantit l’accès aux terminaux rouennais.

La tradition maritime et portuaire a été respectée : la bénédiction du nouveau navire « niveleur » du port de Rouen, le « Qui qu’en grogne », a été prononcée jeudi 24 septembre au ponton d’honneur, quai Jean Ango par le père Bertrand Laurent, curé de la paroisse de Mont-Saint-Aignan. Comme le veut également la tradition, la marraine du navire, Julie Carron, cheffe du service achats et marchés d’Haropa port ainsi que le parrain, Philippe Aujoulet, responsable du pôle exploitation et dragage du port de Rouen, ont ensuite lancé une bouteille de champagne sur la coque en clôture de cet événement.

Le Qui qu’en grogne, le nouveau navire « niveleur » du port de Rouen. © JAS

L’entretien du chenal, un enjeu vital pour le port de Rouen

Au-delà du geste symbolique que représente cette cérémonie, le président du directoire d’Haropa port, Benoît Rochet, a rappelé que la mise en service – début 2025 – de ce nouvel équipement portuaire était « le reflet concret de (la) politique d’investissements » menée par les instances portuaires. L’entretien du chenal est vital pour la place rouennaise, ce que ne manquent jamais de rappeler les entreprises portuaires par la voix de l’Union portuaire rouennaise (UPR). Benoît Rochet a d’ailleurs souligné dans son allocution l’importance de garantir une qualité d’accès aux terminaux rouennais, condition indispensable d’une croissance des trafics que tout l’écosystème portuaire appelle de ses vœux.

Dominique Ritz, directeur du port de Rouen et Benoît Rochet, directeur général de Haropa port. © Haropa port

Le « Qui qu’en grogne », long de 27 m pour 13 m de large, est donc désormais un rouage essentiel de ce process qui commence par le dragage et qui se poursuit avec l’arasement des points hauts du chenal. Construit aux Pays-Bas dans le chantier naval du groupe Neptune Marine, ce navire « multifonctions » a été spécialement conçu pour évoluer « sur la partie aval du chenal, en pleine mer », a rappelé le directeur du port de Rouen, Dominique Ritz. Pour compléter sa panoplie, il est également équipé de deux grues de levage capables d’extraite en surface comme dans le lit de la rivière, les obstacles les plus imposants, qui peuvent aller du simple tronc d’arbre… à la voiture !

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