HyTII-Seine, du démonstrateur aux applications industrielles

Le dernier comité de pilotage relatif au projet de démonstrateur HyTII-Seine s’est tenu sur le campus de l’espace à Vernon (Eure) début avril. L’occasion d’acter les réalisations techniques et d’envisager la suite des opérations avec en ligne de mire des applications industrielles qui restent à définir.

Le dernier comité de pilotage (Copil) du projet HyTII-Seine a réuni le 2 avril dernier sur le campus de l’espace à Vernon (Eure) les différents partenaires impliqués que sont l’UIMM Normandie, l’école d’ingénieurs ITII Normandie, l’Insa Rouen Normandie, EDF et sa filiale Eifer, le Hub ten ainsi que les principaux financeurs, les régions Normandie et Île-de-France, l’Ademe et la délégation interministérielle au développement de la vallée de la Seine (DIDVS). L’objet de cette rencontre visait à présenter une restitution des travaux menés dans le cadre de l’élaboration de ce démonstrateur de stockage et de transport d’hydrogène sous conditions atmosphériques et température ambiante.

Un projet soutenu dans le cadre du CPIER vallée de la Seine

Officiellement inauguré en mars 2024, le projet promettait d’être « révolutionnaire ». Soutenu par les deux régions dans le cadre du contrat de plan interrégional vallée de la Seine (CPIER), il se présentait alors sous la forme d’un conteneur abritant un démonstrateur. Depuis, du chemin a été parcouru au sein de l’école d’ingénieurs ITII Normandie à travers ce projet dont l’ambition pouvait se résumer, selon les termes de l’ancienne directrice de l’école, Sandra Théry (désormais directrice générale du pôle de compétitivité Nextmove), à « apprivoiser l’hydrogène », envisagé comme « un levier de la transition vers le zéro carbone ».

Inauguration officielle du démonstrateur HyTII-Seine le 19 mars 2024 au Campus de l’espace de Vernon. © JAS

La feuille de route du groupe de travail connue fin juin

Pour Hélène Sehier, qui suit ce dossier pour le compte de la région Normandie, les résultats de ces deux années de recherche sont concluants : « Tous les tests en conditions réelles ont été faits ainsi qu’à travers un jumeau numérique » pour un résultat qui satisfait l’ensemble des partenaires. Lauréat en 2021 de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé dans le cadre du précédent CPIER, le projet HyTII-Seine (Hydrogen techs & innovation for industry on the Seine axis) a bénéficié d’un soutien global à hauteur de 2 millions d’euros dont 1,2 million de la région Normandie et 250 000 de la région Île-de-France. L’État, à travers l’Ademe (250 000 euros), complétant le tour de table. Sur le plan technique, le projet a été porté par l’ITTI-Normandie, l’institut européen de recherche en énergies Eifer affilié à EDF, le laboratoire Sécurité des procédés chimiques de l’Insa Rouen Normandie, la société HSL technologies et le groupement d’entreprises Hub TEN.

A l’occasion du Copil du 2 avril dernier, la mise sur pied d’un groupe de travail piloté par la Rrégion Normandie a été actée, signe que le projet destiné à franchir l’étape de la pré industrialisation a vocation à rester en Normandie, souligne Hélène Sehier. « Ce que nous souhaitons désormais, c’est que les partenaires intéressés s’engagent dans ce groupe de travail. » S’il est encore un peu prématuré d’évoquer les applications futures de ces travaux de recherche initiés dans l’Eure, « ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin », confie tout de même Hélène Sehier, « même s’il reste encore beaucoup de testes à faire ». Quant à la feuille de route de ce groupe de travail, elle devrait être connue d’ici fin juin.

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