A l’occasion de la Journée olympique et paralympique le 23 juin 2022, Haropa port, la Communauté portuaire de Paris et la mairie de Paris ont dévoilé les cinq œuvres exposées dans le cadre du projet « Sens dessus-dessous, la Seine artistique ».
« La culture est au cœur du projet de la Seine », a fait valoir Olivier Jamey, président de la Communauté portuaire de Paris, le 23 juin à l’occasion de la présentation des œuvres des cinq artistes qui seront exposées sous des ponts parisiens pendant trois mois. Une manière de « remettre les ponts à l’honneur », selon Olivier Jamey. Pour Antoine Berbain, directeur général délégué d’Haropa port, il s’agit de valoriser le dessous de ces infrastructures, alors que la culture est très présente sur les quais hauts – avec de nombreux musées -, mais moins sur les quais bas.

Antoine Berbain (au centre), avec notamment Olivier Jamey, Nicolas Laugero-Lasserre et les artistes, devant l’œuvre d’ID textile sous le pont Bir-Hakeim. © Jgp
Nicolas Laugero-Lasserre, le commissaire de l’exposition, a voulu « apporter une forme d’utopie », a-t-il rapporté, en « jouant entre la valorisation du patrimoine et l’art contemporain ». Avec l’ambition de « marquer une direction artistique » pour la Seine dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, et notamment de sa cérémonie d’ouverture qui doit se dérouler sur le fleuve.
Parcours artistique
Après la réalisation de cinq fresques de street-art sur les quais l’an passé, cinq nouvelles œuvres de formes différentes ont été dévoilées, formant un parcours artistique du pont Bir-Hakeim (15e arr.) à la passerelle Simone de Beauvoir (13e arr.). ID textile, Amsted, Sébastien Preschoux, Philippe Echaroux et Erell ont ainsi imaginé des installations, projections, peintures qui interpellent le passant.

Installation de Sébastien Preschoux sous la passerelle Léopold Sedar Senghor. © Sébastien Preschoux

Création d’Erell sous la passerelle Simone de Beauvoir. © Erell

Œuvre d’Amsted au pont de l’Alma. © Amsted
« Cette opération artistique a vocation à être reconduite de manière à améliorer durablement ces lieux et faire de leur requalification un véritable héritage culturel des Jeux au service de tous », indiquent les partenaires de l’opération.
L’institution gestionnaire du port de Paris est impliquée à de multiples titres dans l’organisation de Paris 2024. « Les Jeux ont fait le pari de la Seine », a souligné Antoine Berbain le 23 juin. Il a rappelé comment Haropa port accompagne la Solideo dans les chantiers liés à l’événement, hier pour évacuer les déblais par le fleuve et aujourd’hui pour l’approvisionnement. La passerelle piétonne qui doit relier les deux parties du Village des athlètes entre L’Ile-Saint-Denis et Saint-Denis est actuellement construite sur le port de Gennevilliers et sera acheminée par barge en fin d’année. L’institution travaille actuellement avec le comité d’organisation pour voir si des équipements temporaires sur les quais ou sur les sites le long de la Seine (Trocadéro, Champs de mars, Concorde, Invalides) pourraient aussi faire appel au mode fluvial pour rejoindre leur destination.
Haropa port s’implique aussi dans l’accompagnement de la Communauté portuaire de Paris pour faire évoluer les motorisations des bateaux, avec un première tranche qui doit être zéro émission en 2024. Le réseau d’assainissement des quais est par ailleurs en cours de réalisation afin d’éviter les rejets des péniches dans la Seine et participer à l’objectif de baignabilité, alors que les épreuves de natation en eaux vives des JOP sont prévues dans le fleuve.

Haropa port développe le réseau d’assainissement sur les quais de Seine à Paris pour participer à l’objectif de baignabilité. © JAS