Capitale européenne de la culture 2028 : Rouen joue l’atout Seine

Rouen capitale européenne de la culture en 2028 ? C’est bien en 2022 que l’essentiel se joue. A quelques mois du dépôt officiel de la candidature rouennaise, les acteurs locaux entament une étape décisive sous la houlette de la métropole, pour clarifier le contenu du dossier et les options retenues.

La date du dépôt des dossiers est désormais connue : les territoires candidats pour devenir Capitale européenne de la culture en 2028 ont jusqu’au 11 novembre prochain pour peaufiner leur dossier. Côté rouennais, la machine s’est mise en route dès 2019 et des étapes ont été franchies. Le sprint final est désormais engagé pour une candidature « autour de la Vallée de la Seine », souligne le président de la métropole Nicolas Mayer-Rossignol qui rappelle que plusieurs EPCI sont dans la boucle autour de la candidature « Rouen-Normandie 2028 » : Caux Seine Agglo, l’Agglo Seine Eure, Le Havre Seine Métropole, les départements de l’Eure et de la Seine-Maritime ainsi que la région Normandie et bien entendu la ville et la métropole de Rouen.

La Seine au cœur du dossier rouennais

Des partenaires qui affichent « une vision partagée de ce qui définit notre identité, notre culture commune, notre histoire industrielle : et la Vallée de la Seine réunit tout ça !, explique Christine de Cintré, conseillère municipale, élue métropolitaine et présidente de l’office Rouen Normandie tourisme & congrès. De ce point de vue-là, il s’agit d’une candidature très solidaire. » Reste désormais à en préciser le contenu.

L’accès à la Seine est un des sujets évoqués dans la construction de la candidature rouennaise. © GD

Ces derniers mois la candidature rouennaise a été rythmée par une consultation publique, intitulée « La récolte des rêves ». Un exercice qui a permis de faire émerger plusieurs thématiques telles que l’accès à l’art et à la culture dans l’espace public, la transition écologique et la manière dont on consomme la culture ou encore la question des déplacements et l’accès à la Seine. En parallèle, explique Christine de Cintré, un groupe de travail réunissant 200 acteurs du territoire se réunit chaque semaine « pour faire émerger des projets susceptibles d’être intégrés au dossier de candidature ».

En juin, ce sont les entreprises locales qui seront mises à contribution. Des entreprises qui ont « une place importante dans la Vallée de la Seine, notamment au regard de la question des savoirs partagés qui sera notre véritable fil rouge ».

« Rouen avait tourné le dos à la Seine »

« La Vallée de la Seine est un terrain de jeu extraordinaire », insiste l’élue. Un ensemble géographique apprécié des touristes « mais que ses habitants ne regardent pas toujours avec des étoiles dans les yeux ! », regrette-t-elle. La candidature rouennaise cherchera donc aussi à les réconcilier avec la Seine et son histoire. « La ville de Rouen avait le dos tourné à son fleuve. Aujourd’hui on se tourne à nouveau vers la Seine ! C’est ce que nous voulons démontrer au jury. »

Un jury qui enverra une délégation à Rouen dans quelques mois avant de dresser début 2023 une « short-list » parmi les 12 candidats actuels. L’annonce du lauréat intervenant mi-2023.

Sur le même sujet

Top