Un plan pour renforcer la surveillance des centrales à béton en bord de Seine

Haropa-Ports de Paris, en partenariat avec l’Unicem Ile-de-France et le SNBPE Ile-de-France, a adopté un plan d’actions visant à renforcer la surveillance des centrales à béton situées en bord de voie d’eau.

Début septembre, les images de rejet d’eaux usées de l’implantation du cimentier Lafarge dans la Seine au niveau du port de Bercy avaient suscité l’émotion de nombreux élus parisiens jusqu’à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. « En réaction aux récents incidents d’exploitation s’étant déroulés sur des unités de production de béton prêt à l’emploi »,  Haropa-Ports de Paris a donc décidé d’adopter un plan d’actions comprenant des mesures permettant « de mieux intégrer l’activité des unités de production de béton dans leur environnement ».

Centrale à béton de Lafarge au port de Javel. © JGP

Elaboré en partenariat avec l’Unicem Ile-de-France et le SNBPE Ile-de-France, ce plan vise à renforcer la surveillance des centrales à béton situées en bord de voie d’eau, la qualité de leur exploitation et la transparence en cas d’incidents. Il a « vocation à s’appliquer à toute la profession sur l’ensemble de la région », précise Haropa.

L’institution rappelle le caractère « essentiel » de ces installations dont « l’emplacement en bord de voie d’eau permet d’éviter chaque année la circulation d’environ 150 000 camions dans Paris et 750 000 pour l’ensemble de l’Ile-de-France ». « Les installations industrielles présentes sur nos ports permettent le développement du transport fluvial et contribuent donc à limiter les émissions de gaz à effet de serre ; elles doivent cependant être exemplaires en matière d’exploitation », estime Antoine Berbain, directeur général de Haropa-Ports de Paris.

Contrôles inopinés

Il est prévu tout d’abord par le plan d’actions de renforcer les audits annuels existants. Les conventions d’occupation temporaire délivrées aux exploitants d’unités de production de béton prévoiront désormais un auto-contrôle avec obligation d’information du port, de la préfecture et de la mairie de tout incident ayant un impact potentiel sur l’environnement dans un délai maximum de 12 h.

« Des contrôles inopinés initiés par le port, portant sur la qualité de l’exploitation au quotidien » seront également réalisés. Un dispositif de centralisation des signalements d’incidents provenant de l’extérieur est aussi créé.

Enfin, pour améliorer la transparence, des comités locaux seront organisés au moins une fois par an pour chaque site avec les parties prenantes pour « faire un point de situation annuelle de l’exploitation de chacune des centrales et partager les résultats des audits et contrôles », indique Haropa.

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