Green dock, projet marqueur de l’ambition d’Haropa port

Pour marquer la fusion des ports de l’Axe Seine, Haropa port a présenté le projet Green dock porté par Goodman sur le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), qui symbolise la volonté de transformation du nouvel établissement unique en matière de transition écologique.

Plutôt qu’une présentation institutionnelle, le Grand port fluvio-maritime de l’axe Seine – dénomination du nouvel ensemble portuaire issu de la fusion des ports de Paris, Rouen et du Havre – a choisi de présenter, le 1er juin 2021, un marqueur de ses ambitions. « Nous avions envie de montrer ce qui fait notre stratégie : un projet ambitieux, novateur, green… ce que nous souhaitons pour Haropa port », a fait valoir Stéphane Raison, le président du directoire.

Le projet greendock prévoit une connexion avec le fleuve grâce à un ponton de transbordement fluvial de 80 m. © A26 architecte

La naissance de l’établissement unique a donc été l’occasion d’une déambulation sur la Seine au niveau du port de Gennevilliers afin de présenter Green dock, une plateforme multimodale dédiée à la logistique urbaine et fluviale qui pourrait voir le jour à l’horizon fin 2024 sur un foncier de près de 6,5 ha en bord de Seine. Sélectionné à l’issue d’un appel à projets lancé par Haropa, Goodman va développer un bâtiment de 90 000 m2 sur quatre niveaux, présenté comme unique à plusieurs titres.

Un entrepôt sur 4 niveaux

Tout d’abord par sa localisation, à 5 km de Paris, qui va permettre de connecter simplement, grâce à un ponton de transbordement fluvial, la route avec le fleuve. Autre originalité, sa « verticalité », a souligné Philippe Arfi, directeur de Goodman France, qui a affirmé que ce projet est le premier sur quatre étages en immobilier logistique en Europe. Quatre niveaux disposant d’accès indépendants et composés de 16 cellules dont les trois quarts sont déjà réservées à trois entreprises – Stef, DB Schenker et Ceva logistics – qui ont participé à l’élaboration du site.

Philippe Arfi, directeur de Goodman France. © Jgp

Philippe Arfi a aussi mis en avant le « trait architectural particulier » adapté à un environnement urbain et la présence, en toiture, de la « plus grande ferme urbaine d’Europe ». Soit 1,7 ha géré par Cultivate qui doivent produire quelque 700 tonnes de fruits, légumes et aromates par an… et dont la livraison sera assurée par la Seine.

Certification Breeam outstanding

Enfin, pour répondre à l’ambition environnementale, 11 000 m2 de panneaux photovoltaïques seront installés sur le toit, le bâtiment – construit notamment avec du béton décarboné et du bois – aura recours à la géothermie et à un échangeur calorifique avec le fleuve afin d’être « autonome en énergie ». Des exigences qui doivent permettre d’être certifié Breeam outstanding – « un niveau qui n’existe pas encore », selon le directeur de Goodman France -, d’être labellisé Bas carbone et Biodivercity.

Le promoteur et gestionnaire devrait investir un montant d’environ 150 millions d’euros pour la réalisation de Green dock dont les dossiers d’autorisation sont en cours de finalisation. Philippe Arfi, qui estime que « de nombreuses étapes sont encore à franchir », espère un début des travaux à la mi 2023 et une livraison fin 2024 ou début 2025.

« Une nouvelle ère de l’aménagement portuaire »

Ce projet ouvre « une nouvelle ère de l’aménagement portuaire » et « répond aux enjeux de densification et de logistique urbaine décarbonée », a observé Stéphane Raison, qui souhaite faire des zones portuaires des lieux de réindustrialisation. « Le nouveau départ d’Haropa est l’occasion de faire évoluer notre modèle, sans perte de valeur ajoutée, afin de trouver des solutions avec nos clients pour décarboner le transport et d’assurer la compétitivité des grandes filières françaises », a ajouté le président du directoire.

« Le nouveau départ d’Haropa est l’occasion de faire évoluer notre modèle », a souligné Stéphane Raison, président du directoire d’Haropa port. © Jgp

Ce dernier veut ainsi « impulser un virage » dans la stratégie des ports de l’Axe Seine car il ne se « satisfait pas qu’une partie des flux de marchandises françaises ne passent pas par les ports français ». « Nous avons changé d’ère très rapidement », considère-t-il.

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