« Plus grand que la Seine » à la découverte des projets et paysages de la Vallée de la Seine

Ce livre richement illustré analyse une trentaine de projets d’aménagement du « réseau paysage » de la Vallée de la Seine, avec une approche résolument écologique.

« Un espace propice à expérimenter et à transmettre, une école à ciel ouvert qui n’aspire qu’à grandir au gré de la capacité des hommes et des territoires à coopérer. » C’est ainsi qu’est décrite la Vallée de la Seine sur la quatrième de couverture de l’ouvrage « Plus grand que la Seine », publié aux éditions Parenthèses par L’École nationale supérieure de paysage et l’agence d’urbanisme Le Havre – Estuaire de la Seine. Épais de 300 pages, le livre invite à découvrir le renouvellement de l’approche paysagère, expérimentée sur le territoire de la Vallée de la Seine et le littoral normand.

L’ouvrage retrace la genèse du volet Paysages du contrat de plan interrégional État-Régions Vallée de la Seine (CPIER) et présente les projets nés de cette coopération. Publié en mai 2021, sa conception a été dirigée par quatre paysagistes (Joséphine Billey, Alexia Fesquet, Agnès Jacquin et Alexis Pernet). De très nombreuses illustrations viennent égayer sa lecture : photographies et cartes, images d’archives, dessins, infographies, etc.

La première partie est intitulée « De Paris à la mer, un paysage d’actes et d’idées ». Chaque chapitre s’attarde sur un projet d’aménagement, pour en détailler la technique, les bienfaits et difficultés rencontrées. Le récit du projet est développé sur plusieurs pages, avant qu’une fiche technique ne vienne résumer de façon très complète les principales données du cas étudié : maître d’ouvrage, superficie, localisation, prix, date de réalisation, clés de la réussite, problèmes rencontrés. Des projets tels que le jardin des Joyeux d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), la plaine de Montesson (Yvelines) ou encore le jardin fluvial du Havre sont étudiés.

31 projets analysés

Pas moins de 31 projets sont analysés en 175 pages, dont un bon nombre comporte un fort intérêt écologique : végétalisation, préservation d’espaces naturels, agroécologie, énergie durable, etc. Certains chapitres proposent des interviews, comme celle de Julien Lecanu, directeur de Biogaz de Gaillon, dans le chapitre « L’unité de méthanisation Biogaz de Gaillon, accepter de produire de l’énergie localement à partir de déchets. »

Les descriptions cherchent à analyser les forces et faiblesses des lieux, à l’image du chapitre « Le Jardin fluvial au Havre, réinventer l’interface ville/port au Havre » où il est écrit : « Les nouveaux agencements offrent les conditions favorables pour révéler les éléments et contribuent à réintroduire les espaces naturels dans la ville ».

Pour chaque chapitre, un lieu est associé à un objectif concret. © Agnès Jacquin et Pierre Enjelvin / École nationale supérieure de paysage ; Bibliothèque historique du ministère de l’Agriculture.

La deuxième partie de l’ouvrage, intitulée « Le réseau de paysage Vallée de la Seine, une école en devenir », revient sur les principes qui ont guidé la constitution du « réseau paysage » Vallée de la Seine, les méthodes d’animation et les idées nées de cette démarche de coopération.

La troisième et dernière partie du livre, « La Vallée de la Seine de demain. Prospective et représentation », questionne l’avenir de cet espace géographique et de ses paysages, notamment en lien avec le réchauffement climatique.

 

« Plus grand que la Seine – Acteurs en réseau, paysages en projets », sous la direction de Joséphine Billey, Alexia Fesquet, Agnès Jacquin, Alexis Pernet. Editions Parenthèses, collection Architectures, 304 p., 34 euros.

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