Municipales : Rouen et Le Havre dans l’incertitude

Le second tour des municipales s’annonce serré au Havre pour le Premier ministre Edouard Philippe, alors que la triangulaire annoncée à Rouen n’aura finalement pas lieu.

Ces élections municipales ne se déroulent vraiment pas comme prévu. Au Havre tout d’abord, où Edouard Philippe – qui avait été élu au premier tour en 2014 – se prépare à un second tour compliqué contre le député communiste Jean-Paul Lecoq qui a réuni une liste d’union de la gauche. Alors qu’un accord semblait envisageable entre ce dernier, arrivé en 2e place le 15 mars (35,87 % contre 43,60 % pour Edouard Philippe), et la liste écologiste menée par Alexis Deck (8,28 %), aucune fusion n’a finalement été opérée. « Cette décision du refus de l’union revient tout simplement à paver la voie à la réélection d’Édouard Philippe », ont estimé les Verts.

Edouard Philippe se prépare à un second tour incertain au Havre. © Jgp

Le Premier ministre n’aura, pourtant, sans doute pas la tâche facile. Même s’il faut évaluer les reports de voix avec prudence au vu des circonstances du premier tour, Jean-Paul Lecoq pourrait tout de même bénéficier du soutien des électeurs d’Alexis Deck. En revanche, le choix des habitants ayant voté pour le candidat du Rassemblement national Frédéric Groussard (7,31 %) sera sans doute influencé par le contexte national, et donc plus incertain.

Duel inattendu à Rouen

A Rouen, la surprise est venue du retrait de Jean-Louis Louvel. Le chef d’entreprise soutenu par LR et LREM était arrivé en 3e position au premier tour avec 16,79 % des suffrages. La triangulaire écartée, Nicolas Mayer-Rossignol (PS), ancien président du conseil départemental de Haute-Normandie, arrivé en tête le 15 mars (29,52 %), est en position de force pour prendre la succession d’Yvon Robert. En effet, sa fusion avec le candidat EELV-PCF Michel Bérégovoy et ses 23,16 % pourrait faire la différence.

En face, Jean-François Bures (DVD, 10,16 %) aura un important retard à combler malgré sa fusion avec la centriste Marine Caron (6,14 %). Il devrait bénéficier du report des voix des soutiens de Jean-Louis Louvel, voire peut-être de celles du candidat RN Guillaume Pennelle (6,78 %).

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