Le port Seine-métropole ouest au stade de l’enquête publique

Après cinq années de concertation, le projet de plateforme multimodale du port Seine-métropole ouest (PSMO) franchit actuellement l’étape de l’enquête publique. Un préalable à la délivrance des autorisations administratives nécessaires au démarrage du chantier.

Crise sanitaire oblige, l’enquête publique initialement prévue pour se dérouler au printemps dernier a pris quelques mois de retard. Engagée le 17 septembre 2020 par le préfet des Yvelines, elle doit s’achever le 30 octobre prochain. Au programme, la mise à disposition du public de l’ensemble des dossiers réglementaires constitués depuis près de cinq ans par la maîtrise d’ouvrage – Haropa-Ports de Paris – pour un projet de plateforme multimodale qui n’attend plus qu’une déclaration d’utilité publique pour sortir de terre. D’un montant total de 122 millions d’euros, le projet est cofinancé par Ports de Paris, la région Ile-de-France et l’Union européenne.

Un emplacement stratégique dans la perspective du canal Seine-Nord

Portant au total sur plus de 400 ha, le projet PSMO prévoit la mise en service en deux temps d’une plateforme multimodale à la confluence de la Seine et de l’Oise. Une localisation stratégique à cheval sur les communes d’Achères, Andrésy, Conflans-Sainte-Honorine et Saint-Germain-en-Laye qui prend tout son sens dans le cadre de la réalisation du futur canal Seine-Nord Europe.

Vue du projet de port Seine-métropole ouest. © Haropa-Ports de Paris

A moyen terme, une première parcelle de 100 ha située à l’ouest de la ligne RER d’Achères doit être aménagée pour l’accueil d’activités liées essentiellement à la filière construction/BTP, tandis que les 300 ha restant dédiés à la logistique longue distance feront l’objet d’une seconde phase dont la mise en service n’est pas prévue avant 2040. En cause, la présence sur le site d’un exploitant de carrière, GSM, dont la convention d’occupation doit s’achever en 2039 et qui fournit chaque année entre 600 000 et 1 million de tonnes de granulats aux chantiers franciliens et dont 70 % sont évacués par le fleuve.

La voie d’eau plutôt que la route

La première phase, qui pourrait déboucher sur une mise en exploitation dès 2025, s’inscrit dans la volonté de Ports de Paris de privilégier la voie d’eau dans le cadre de la réalisation progressive des chantiers du Grand Paris. Le transport massifié permettant d’acheminer par le fleuve les matières premières au plus près des chantiers tout en limitant le passage de camions par la route. La création d’une darse est également prévue pour concentrer les activités de chargement et de déchargement à l’intérieur du site et ainsi libérer les berges destinées à accueillir des activités de tourisme et de loisir.

Sur les 100 ha de la première phase, près de la moitié sont concernés par l’aménagement d’espaces verts et de loisirs. « Un facteur d’insertion et d’acceptation du projet dans le territoire », souligne Elodie Mellah, directrice du projet PSMO au sein de Haropa-Ports de Paris. L’autorité portuaire a d’ailleurs mis l’accent sur l’intégration paysagère du projet afin que le port « ne tourne pas le dos à la ville ».

 

Accéder au site Internet dédié au projet port Seine-métropole ouest

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