Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande anticipe la révision de son projet de territoire

Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande a fait réaliser par l’Insee Normandie une étude territoriale destinée à alimenter les réflexions qui s’engagent à propos de la révision de son projet de territoire Parc 2043.

Le Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, qui fête en 2024 ses 50 ans d’existence, prépare la révision de son projet de territoire. Une feuille de route « élaborée avec les collectivités partenaires et les habitants », rappelle son président Jacques Charron, et qui devra nécessairement s’appuyer sur une connaissance fine du périmètre et de ceux qui y vivent. « Car il s’est passé beaucoup de chose depuis 50 ans… » L’actuel projet de territoire arrivant à terme en 2028, Jacques Charron et son équipe ont donc confié à l’Insee la mission de dresser un portrait aussi fidèle que possible du parc en 2024 avec la volonté de disposer d’un outil utile afin de « préserver les équilibres » en matière de biodiversité, de paysages ou encore « de mémoire du parc ». L’étude se veut donc « un arrêt sur image qui nous permet de mieux envisager l’avenir », résume Jacques Charron.

122 000 habitants recensés en 2021 sur le périmètre du parc

Territoire résidentiel à la lisière des deux grands pôles métropolitains de Rouen et du Havre, le parc et les 91 communes qui le composent s’étalent sur 91 000 ha autour des méandres de la Seine. En 2021, recense l’Insee, ce territoire accueillait quelque 122 000 habitants (soit 3,7 % de la population normande) dans un environnement essentiellement « périurbain à dominante rurale ». Sur ce total, près de 60 000 habitaient dans « l’aire de Rouen » tandis que 13 000 étaient intégrés à celle du Havre. Un territoire qui, dans l’ensemble, a vu sa population croître régulièrement depuis 1975 même si un « phénomène de légère baisse » semble à l’œuvre depuis une dizaine d’années, notamment dans les centres urbains du parc, excepté la commune de Bourg-Achard et plus globalement le territoire du Roumois auquel elle est rattachée.

Vue de la boucle de Jumièges. © PNR des Boucles de la Seine normande

L’Insee souligne que le périmètre du parc « attire des couples avec enfants et des familles monoparentales » alors qu’il perd dans le même temps des personnes seules, en particulier des jeunes entre 18 et 24 ans. Au total, 22,3 % des habitants ont moins de 18 ans et 21,1 % ont plus de 65 ans. Cependant, l’Insee projette une relative stabilité du nombre d’habitants à horizon 2050 (- 3 %) alors que dans le même temps, il anticipe un recul marqué (- 8 %) au niveau de la Normandie dans son ensemble. A cette échéance, néanmoins, la part des moins de 18 ans redescendrait sous la barre des 20 %.

L’étude de l’Insee précise que 55 700 actifs résident dans le PNR et que 38 800 y travaillent, dont 17,3 % dans le domaine industriel dans des entreprises telles que Sanofi, FlexiFrance ou encore Revima. La part des emplois dans les services a également augmenté ces dernières années pour atteindre 18 % de la population active. L’autre enjeu de taille pour le Parc, connexe à celui de l’emploi, concerne les mobilités : les « navetteurs » sont ainsi 30 000 à se rendre quotidiennement en dehors du périmètre, 43 % vers Rouen, 14 % vers Le Havre et 11 % vers Caux Seine agglo (Port-Jérôme, Lillebonne…). Ils sont 18 500 à faire chaque jour le chemin inverse.

S’agissant de la révision du projet de territoire du Parc naturel régional, son président Jacques Charron précise que « la démarche est déjà engagée et que l’évaluation se fait au fil de l’eau » dans un esprit de « coconstruction » avec les élus et les habitants.

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