Le maire de Rouen prend les rênes de la Métropole

Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, prend les rênes de Rouen Normandie Métropole. Une première en début de mandat pour l’intercommunalité devenue Métropole en 2015. Un défi pour l’ancien président (PS) de la région Haute-Normandie qui va devoir convaincre ses partenaires des 71 communes membres sans froisser ses alliés écologistes rouennais.

« Un projet municipal sans la métropole serait malhonnête » ! Après l‘avoir théorisé pendant la campagne des municipales, le nouveau maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (PS) va désormais pouvoir passer aux travaux pratiques. Porté à la présidence de la Métropole Rouen Normandie à l’occasion du conseil d’installation du 15 juillet 2020, l’ancien président de la région Haute-Normandie a désormais toutes les cartes en main pour piloter la capitale normande.

Nicolas Mayer-Rossignol, nouveau maie de Rouen et président de la métropole. © DR

Une première depuis la création de l’échelon métropolitain en 2015, si l’on met de côté les derniers mois de la mandatures précédente pendant lesquels le maire de Rouen Yvon Robert avait assuré l’intérim à la suite du départ prématuré de Frédéric Sanchez.

Rouen, « capitale européenne de la culture en 2028 » !

Maire d’une ville-centre de 110 000 habitants au cœur d’un vaste ensemble métropolitain de 71 communes et près de 500 000 habitants, Nicolas Mayer-Rossignol devra inévitablement composer avec ses soutiens EELV du second tour comme avec les maires de communes limitrophes dont l’étiquette politique, même proche de la sienne, ne vaudra pas blanc-seing. Beaucoup en appellent déjà à un changement de méthode. Dans son discours inaugural il a assuré vouloir « rassembler dans les actes » et « rechercher les compromis, les convergences ». Une ligne de conduite pour celui qui souhaite faire de la métropole de Rouen « la capitale européenne de la culture en 2028 » !

Mais avant cela, d’autres dossiers et d’autres échéances se profilent. Ses alliés politiques écologistes lui demandent instamment de renoncer au projet de Contournement est de la ville tandis que l’épisode Lubrizol, devenu un véritable marqueur politique local, l’incite à réclamer « un audit des sites Seveso du territoire ».

Sur le front de l’emploi, c’est un autre site industriel auquel « NMR » rendra visite dans les jours qui viennent : l’usine papetière UPM de Grand-Couronne dont le propriétaire finlandais a fermé les portes il y a quelques semaines à peine. Au premier rang des élus locaux qui avaient alors appelé à un sursaut des pouvoirs publics pour sauver l’usine, il devra désormais peser de tout son poids pour permettre l’émergence d’un dossier de reprise auquel beaucoup veulent encore croire aujourd’hui.

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