Accord de Rouen pour le climat, acte 2

La métropole Rouen Normandie a formalisé le 30 septembre dernier les échanges menés tout au long de l’année 2025 en vue de mettre à jour les engagements pris dès 2018 dans le cadre de la COP territoriale.

La métropole de Rouen annonçait en janvier dernier le lancement de sa COP 2030 territoriale. Un exercice visant à « amplifier la dynamique de mobilisation autour de la transition social-écologique » prônée par l’intercommunalité. « On a souhaité profiter de la phase de réécriture de nos outils de planification, dont le Schéma de cohérence territoriale (Scot) dans lequel est intégré le Plan climat air énergie territorial (PCAET), pour mobiliser les acteurs locaux afin de mettre à jour notre plan d’action au regard d’enjeux nouveaux tels que le ZAN (zéro artificialisation nette) », expliquait alors Charlotte Goujon, vice-présidente de la métropole Rouen Normandie en charge de la transition écologique, de la santé, de la sécurité sanitaire et industrielle.

L’Accord de Rouen paraphé le 30 septembre dernier s’inscrit dans le cadre de la COP 2030 de la métropole. © MRN

Désormais, l’Accord de Rouen signé le 30 septembre dernier vient graver dans le marbre un certain nombre d’engagements définis tout au long de l’année 2025 à travers des concertations engagées avec les communes, les citoyens et les entreprises dont une centaine s’est prêtée au jeu. Les contributions sont ainsi venues alimenter le contenu d’une COP, initiée dès 2018, dont les objectifs ont été « réinterrogés, actualisés » avec toujours en ligne de mire la même cible : atteindre la neutralité carbone à horizon 2025. Dans les grandes lignes, l’Accord rappelle la nécessité d’accélérer sur la rénovation « massive » des logements, de viser une baisse de 74 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2032 ou encore de mieux adapter le territoire au changement climatique et à ses effets. Car, souligne le président de la métropole et maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, « c’est à l’échelle locale que s’inventent les solutions concrètes face à l’urgence climatique ».

Les acteurs économiques signataires de l’Accord de Rouen

L’Accord de Rouen rappelle quels sont les grands enjeux des années qui viennent pour maintenir une trajectoire vers la neutralité carbone : tout d’abord réduire les consommations énergétiques du territoire, augmenter la production d’énergie renouvelable et de récupération, améliorer la qualité de l’air, adapter le territoire au changement climatique et lutter contre la perte de la biodiversité et l’artificialisation des sols. Parmi les signataires de cet Accord de Rouen, on retrouve outre les communes concernées, l’Ademe, le Giec local, Haropa port, la SEM Aser (Axe Seine énergies renouvelables), le réseau consulaire, l’association d’industriels Upside présidée par Régis Saadi, l’Union portuaire rouennaise (UPR), la filière Logistique Seine Normandie (LSN) ou encore le pôle de compétitivité dédié aux mobilités, Nextmove ainsi que Transdev et l’école de commerce Neoma.

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