Une convention pour favoriser la logistique fluviale pour le Village olympique

Une convention en faveur de la logistique fluviale pour la construction du Village olympique et paralympique des JOP 2024 a été signée le 21 janvier 2020 afin de limiter l’usage des camions.

L’Etat, la Solideo, Haropa-Ports de Paris et Voies navigables de France (VNF) ont signé, le 21 janvier à bord du bateau Le Tivano à l’escale d’Issy-les Moulineaux (Hauts-de-Seine), une convention de partenariat en faveur du recours à la logistique fluviale pour la construction du Village olympique et paralympique qui doit voir le jour à Saint-Ouen et L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le message passé au travers de cet engagement est d’affirmer « avec force » la priorité donnée au transport par le fleuve pour l’approvisionnement en matériaux de construction et l’évacuation des déblais de ce chantier.

500 000 tonnes de déblais

Cette opération située en bord de Seine vise à être « exemplaire tant sur la haute qualité environnementale des constructions que sur le recours à des solutions logistiques propres et respectueuses du cadre de vie des Franciliens », indiquent les signataires. Concernant la logistique, l’objectif est donc de limiter au maximum le nombre de camions et d’optimiser leurs itinéraires.

Thierry Guimbaud, DG de VNF, Michel Cadot, préfet de région, Nicolas Ferrand, DG de la Solideo, et Catherine Rivoallon, présidente d’Haropa-Ports de Paris. © Haropa

Plus de 500 000 tonnes de déblais devront être évacués en l’espace de 48 mois pour construire le Village olympique et paralympique, chiffre auquel s’ajoute les approvisionnements. La Solideo et les entreprises désignées pour la réalisation du projet se sont engagés à « favoriser le réemploi des matériaux et à recourir le plus possible au transport fluvial ». Une unité fluviale de 4 400 tonnes équivalant à 220 camions, le choix de ce mode, « qui émet plus de cinq fois moins de CO2 que le routier pour une tonne transportée, permettra d’éviter plus de 50 000 camions sur les routes d’Ile-de-France ».

« Logistique plus vertueuse »

« Grâce à l’expertise de VNF et d’Haropa-Ports de Paris, nous garantissons à travers le transport fluvial une maîtrise du bilan carbone du Village des athlètes, mais aussi des délais de construction », a affirmé Nicolas Ferrand, directeur général exécutif de la Solideo à cette occasion. Pour Haropa, ce partenariat entre dans la démarche le « Pari de la Seine » – présentée lors de leurs vœux le 14 janvier dernier – qui repose sur « cinq chantiers ambitieux préfigurant les ports de demain, avec des usages partagés et une logistique plus vertueuse », a expliqué Catherine Rivoallon, présidente d’Haropa-Ports de Paris.

Dans le cadre du Village olympique et paralympique, un tapis-roulant doit par ailleurs être installé pour acheminer les gravats des parcelles de travaux jusqu’à la Seine qui devrait, selon les organisateurs, permettre d’éviter l’équivalent de 4 600 allers-retours Paris-Tokyo d’émissions carbone. Enfin, une mission de coordination des itinéraires et des travaux a été confiée par la préfecture de Seine-Saint-Denis à la Solideo, Plaine Commune et le département de Seine-Saint-Denis pour examiner les moyens de limiter les congestions liées au transport routier.

Sur le même sujet

Top