La SEM Axe Seine énergies renouvelables fête ses deux ans d’existence. L’occasion de rappeler avec son directeur général, Mathieu Dancre, les réalisations et d’entrevoir le potentiel de cet outil de soutien au développement de projets de production d’énergies renouvelables. Un outil né à Rouen et qui rayonne désormais sur l’ensemble des territoires de la vallée de la Seine.
Vous organisez à Rouen le 11 juin au Pavillon des transitions la biennale de la SEM Axe Seine énergies renouvelables. Quel est pour vous l’enjeu de cet événement ?
Cette biennale est avant tout l’occasion pour la SEM (société d’économie mixte) de communiquer auprès d’un cercle élargi qui correspond à l’ensemble de nos cibles, celles avec lesquelles nous travaillons déjà et celles que nous avons adressées et pour lesquelles il reste à engager des projets opérationnels. Au final, c’est grâce à la richesse de ces rencontres que nous avançons et que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd’hui. D’ordinaire, on ne communique pas sur nos ambitions ou notre stratégie, mais davantage sur nos résultats, sur des projets concrets. C’est cela que nous souhaitons mettre en avant à travers les nombreux témoignages qui vont émailler cet événement.
Quel est le message que vous souhaitez faire passer auprès de ces cibles que vous évoquez ?
Nous voulons témoigner du fait que nous sommes un outil. La coopération, ce ne sont pas seulement des échanges, mais aussi la capacité de se doter d’outils qui permettent de concrétiser des projets. Pour avancer sur ces sujets du développement des ENR [énergies renouvelables] et de la décarbonation, nous avons besoins d’outils et de gouvernance. Et cela fonctionne !

Mathieu Dancre, directeur général de la SEM Aser. © JAS
La SEM Aser a été conçue comme un outil au service des territoires de l’Entente Axe Seine qui s’étendent de l’estuaire jusqu’au Grand Paris. Cette promesse est-elle aujourd’hui pleinement tenue ?
Aujourd’hui, l’implication « parisienne » est plus forte, notamment à travers le sujet de la géothermie de surface. Un sujet qui se prête particulièrement bien à la géographie francilienne. Autant sur les sujets du photovoltaïque de toiture que des ombrières, la vague est partie de Rouen avant de rejoindre le Havre ; autant sur la géothermie, une même vague démarre depuis la région parisienne. En Ile-de-France, cette vague du photovoltaïque est vite confrontée à une falaise, car il s’agit d’un domaine qui est consommateur de foncier, ce dont les grandes villes ne disposent pas. A l’inverse, s’agissant de la géothermie de surface, le mouvement pourrait se propager en direction de la Normandie. Donc, de facto, cela va créer un équilibre territorial entre la Normandie et l’Ile-de-France au niveau de l’action de la SEM Aser.
Quels sont à ce stade les projets emblématiques portés par la SEM qui vous viennent à l’esprit ?
De mon point de vue, ce n’est pas forcément la taille des projets qui doit être prise en compte en priorité, mais plutôt la diversité des montages des projets que nous avons accompagnés. Certains mêlent ainsi portage citoyen, collectivités ainsi que la SEM Aser ; quand d’autres s’appuient sur des opérateurs privés auprès desquels la SEM intervient pour intégrer les communes dans le capital d’une société de projet. C’est le cas par exemple avec le parc photovoltaïque d’Oissel porté par Valorem. Nous travaillons aussi sur la structuration d’outils juridiques et financiers clé en main qui permettent d’englober plusieurs petits projets dans une même société de projet. Il y a enfin ce que nous proposons de faire dans un dossier comme celui de la reprise de la papeterie Chapelle Darblay, dossier dans lequel la SEM peut contribuer en investissant notamment sur la chaudière biomasse.