Le port de Gennevilliers et ses activités industrielles se dévoilent en photos au CAUE 92

La galerie du CAUE 92 (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine) présente, depuis le 17 novembre dernier et jusqu’au 17 mars 2024, une exposition photos consacrée au port de Gennevilliers, raconté notamment à travers quatre de ses industries emblématiques.

A 5 km au nord-ouest de Paris, le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) reste « un espace méconnu et sous-représenté, indique l’argumentaire de l’exposition consacrée au plus grand port fluvial de France à la galerie du CAUE 92. Liées au transport fluvial, associées au risque et souvent en conflit sur les berges avec notre société de loisirs, les activités industrielles qui s’y développent ont mauvaise presse. Elles sont pourtant au cœur du fonctionnement métropolitain. » C’est afin de mieux faire connaître ces dernières et « d’ouvrir le débat sur la nature et la place assignée à l’industrie aujourd’hui dans la métropole parisienne tout en restituant sa réalité physique et humaine », que le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine propose cette exposition intitulée « Le grain, l’encombrant, la lettre et le sable ».

Entrée de la galerie du CAUE 92. © Jgp

Dans ce cadre, le CAUE 92 a passé deux grandes commandes photographiques. L’une, relative aux paysages et aux espaces libres du port de Gennevilliers et à leurs usages, a échu au photographe Bertrand Stofleth, tandis que l’autre, portant sur les espaces industriels du port et le travail qui s’y déroule, a été attribuée à Géraldine Millo.

Renouvellement de l’iconographie du site

Afin de donner une perspective inédite sur les paysages du port, Bertrand Stofleth a pris ses photos depuis une nacelle, s’élevant entre 3 et 10 m d’altitude. Ce qui lui a permis d’échapper « aux clôtures qui, à hauteur d’homme, obstruent la vue et, dans l’univers plat du port, rendent difficile le travail du photographe paysager », écrit l’architecte Laure Waast, responsable de la diffusion et de la programmation culturelles au CAUE 92, en avant-propos du livre qui accompagne l’exposition. Bertrand Stofleth a ainsi « totalement renouvelé l’iconographie du site, poursuit Laure Waast. En plan large, (…) ses images témoignent de l’activité des darses et de la réalité physique de ce gigantesque équipement à l’abri duquel, près de l’eau, se développe une vie imprévue. »

Port de Gennevilliers, route du Port-Charbonnier. © Bertrand Stofleth

Port de Gennevilliers, chenal d’entrée ouest. © Bertrand Stofleth

Géraldine Millo a pour sa part réalisé quatre reportages, sur des durées de deux à quatre jours, au sein de quatre entreprises témoignant des grands secteurs d’activité du port : l’agroalimentaire (Grands moulins de Paris), les industries de transformation et valorisation (Suez), la logistique (DHL express) et les industries cimentières (Cemex). Quatre entreprises dont les activités ont donné le nom de l’exposition : le grain pour les Grands moulins de Paris, l’encombrant pour Suez, la lettre pour DHL et le sable pour Cemex. « Elle en a fait remonter portraits, natures mortes, espaces et scènes de travail, enregistrant les biorythmes des différentes entreprises, le rush, l’épaisseur de l’air, le gigantisme des équipements, la haute technologie et la rusticité des outils, les messages organisationnels, la météo, les visages, les tenues, les couleurs », décrit encore Laure Waast.

L’exposition revient également, à travers des documents d’archives, sur l’histoire du port de Gennevilliers.

Photos de Géraldine Millo extraites de son reportage sur Cemex. © Jgp

Photos de Géraldine Millo extraites de son reportage sur Suez. © Jgp

L’exposition revient également sur l’histoire du port de Gennevilliers. © Jgp

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