La Normandie, terre d’expérimentation pour les drones

La filière Normandie AéroEspace (NAE) est à l’initiative de trois expérimentations qui doivent se tenir d’ici à fin juin 2020 dans la région du Havre et qui concernent le vol de drones en essaim et les dispositifs d’analyse de la qualité de l’air.

Partenaire du projet de plateforme normande de drones déployé dans le cadre de l’initiative Smart port city, portée par la communauté urbaine du Havre et Haropa-Port du Havre, la filière Normandie AéroEspace a décidé de passer aux travaux pratiques. Habituée aux projets R&D de grande ampleur, NAE a cette fois-ci mis en réseau des acteurs plus modestes mais aussi plus réactifs qui prévoient de lancer en juin trois expérimentations complémentaires.

Essai de drone par Normandie AéroEspace (NAE). © NAE

La première concerne un test sur le vol en essaim. « Aujourd’hui, on sait piloter des drones grâce à des programmes de vols automatiques, explique Samuel Cutillic, responsable de l’axe recherche technologie innovations chez NAE. L’idée, c’est de faire voler quatre drones en essaim de manière coordonnée. » Une expérimentation retardée de quelques mois suite à la crise sanitaire, qui fait échos à deux autres expérimentations tournées, celles-là, vers les analyses de la qualité de l’air.

Des capteurs embarqués sur des drones

L’une concerne la pose d’un canister (bombone) sous un drone chargé, par exemple, de capturer l’air dans un nuage toxique afin de réaliser des analyses a posteriori. L’autre, réalisée avec le concours de l’Ineris (l’Institut national de l’environnement industriel et des risques), concerne les analyses en temps réel grâce à l’embarquement de capteurs capables de renseigner sur la teneur en particules dans un panache de fumée.

L’Université du Havre (Litis, Greah), le Sdis76 et les concepteurs de drones Abot (Seine-Maritime) et Squadrone System (Isère) sont engagés dans ce projet.

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