Le traditionnel rendez-vous rouennais des grands voiliers est fixé au 8 juin 2023. A un an du lancement officiel de la 8e édition, la première post-Covid, les organisateurs doivent s’accommoder d’un contexte international exceptionnel qui rebat quelque peu les cartes.
A un an du top départ, l’organisation de l’Armada a souhaité marquer le coup de manière symbolique à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan organisée le 8 juin par les Nations Unies. Profitant de la venue à Rouen du navire polonais Dar Mlodziezy, le président de l’association qui pilote l’événement, Jean-Paul Rivière, a réitéré ses ambitions de drainer sur les quais de Rouen autant de visiteurs qu’en 2019, soit un peu plus de 6 millions.

Le navire polonais Dar Mlodziezy à Rouen. © GD
Edition record, la dernière en date avait été marquée par la présence de 50 bateaux et quelque 7 000 marins de 30 nationalités différentes. Des chiffres qui en font, revendique Jean-Paul Rivière, « la plus grande manifestation au monde réunissant des grands voiliers ». Au cœur du dispositif, l’engagement des navires à participer à l’Armada se précise. Et si pour l’heure seuls 13 d’entre eux ont confirmé leurs venue, l’objectif d’en réunir une cinquantaine demeure à l’ordre du jour.
Pas de bateaux russes en 2023
« Nous voulons faire aussi bien qu’en 2019 qui aura été jusque-là la plus belle Armada », celle de tous les records aussi bien en termes de fréquentation que de participation de navires. Jean-Paul Rivière reste optimiste quant au nombre de bateaux finalement inscrits, même s’il sait néanmoins qu’il devra se passer de la présence des navires Russes dont le trois-mâts Mir qui était devenu un habitué de la manifestation.
Quoi qu’il en soit, le maire de la ville et président de la métropole Nicolas Mayer-Rossignol compte bien, cette fois encore, sur l’effet moteur de cet événement sur la vie et l’économie locale : « tous les indicateurs le montrent, l’Armada a un impact positif sur notre attractivité et sur le rayonnement du territoire ». Du côté de l’organisation, on estime d’ailleurs à près de 50 millions d’euros les retombées économiques en lien avec l’événement.