La séquence ouverte à l’occasion du comité de pilotage de la Ligne nouvelle Paris-Normandie qui s’est tenu le 1er juillet à Giverny (Eure) devra conduire en fin d’année à la validation « d’une nouvelle feuille de route du projet LNPN détaillée », confirme le ministre des Transports, Philippe Tabarot.
Au lendemain du comité de pilotage (Copil) de la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) qui s’est tenu au Musée des impressionnistes à Giverny (Eure), le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a reprécisé le calendrier auquel l’ensemble des parties prenantes seront soumis dans les mois à venir. Désormais, a-t-il expliqué par voie de communiqué, le délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine (DIDVS), Serge Castel, sera à la manœuvre pour piloter une nouvelle phase de « dialogue territorial » qui démarrera en septembre pour se clôturer en fin d’année et qui devra permettre « d’identifier dans les territoires concernés sur l’axe Paris – Mantes-la-Jolie – Rouen – Le Havre, les perspectives de développement et d’aménagement ».
Lors de cette phase d’explication, assure le ministre, « des réponses aux nombreuses questions et clarifications soulevées » seront apportées par les membres du Copil, notamment s’agissant des points de friction que sont la desserte du Mantois et le « saut de mouton » en avant de la gare Saint-Lazare. Un nouveau Copil prévu en décembre prochain devra ainsi permettre de valider « une nouvelle feuille de route du projet LNPN détaillée », préalable indispensable à la définition d’un tracé de moindre impact. Ce sur quoi achoppaient les discussions entre les régions Ile-de-France et Normandie et SNCF réseau depuis plusieurs mois.

Philippe Tabarot, ministre des Transports. © Jgp
« Une nouvelle dynamique »
S’il dit avoir constaté « l’impasse dans laquelle s’est retrouvé le projet LNPN à la suite de la contestation de ses tracés », il a entraperçu dans le même temps une forme de consensus sur « l’urgence à accompagner les mutations profondes et transformations auxquelles sont confrontés les territoires de la vallée de la Seine ». Ce nouveau Copil est plus globalement l’occasion pour Philippe Tabarot – qui n’était pas présent à Giverny – l’occasion de rappeler « le plein soutien de l’Etat au projet LNPN ainsi que la confiance qu’il accorde au nouveau DIDVS – Serge Castel – pour mettre en œuvre une nouvelle méthode et inscrire ce projet dans une nouvelle dynamique ». C’est tout l’esprit, souligne Philippe Tabarot, de ce premier Copil « élargi » dans un souci « d’écoute et de transparence ».
Prenant le contrepied de Valérie Pécresse, le ministre a estimé que le récent avis du Conseil d’Etat validant le schéma directeur environnemental de la région Ile-de-France « ne remet pas en cause le principe du projet, inscrit dans la loi d’orientation des mobilités (LOM) et dans les orientations réglementaires de ce schéma ». Il a rappelé à ce titre quels étaient les objectifs du projet, tels que définis à l’origine : désenclaver les territoires et faciliter les déplacements des Franciliens, notamment à travers la réalisation du « saut de mouton » ferroviaire de Saint-Lazare ; fluidifier le trafic et améliorer la desserte, la ponctualité et les temps de parcours des trains normands et franciliens ; et enfin développer la capacité du réseau ferroviaire et le fret sur l’axe Seine à travers le report modal vers le fleuve et le ferroviaire.