Le campus rouennais de ProAgora qui a ouvert ses portes en mars dernier, propose de réunir acteurs de la formation et entreprises au sein d’un même lieu dédié aux enjeux de la formation.
C’est le dernier projet en date sorti de terre dans le quartier Flaubert à Rouen. Gaïa : un complexe développé par le promoteur Odysée immobilier qui propose sur une ancienne friche ferroviaire un ensemble de 20 000 m² de bureaux, commerces et logements en bordure du tout nouveau canal Camille Claudel. C’est dans cet écrin que Jean-François Escolier a choisi d’implanter le campus rouennais de ProAgora. Une entreprise créée à Rouen par un spécialiste de la formation dans le domaine du digital et de la cybersécurité, qui développe un concept « d’écosystème » réunissant les expertises locales autour des problématiques de formation et de compétences.

Jean-François Escolier, dirigeant-fondateur de ProAgora. © JAS
Un concept fondé sur « l’économie d’usage »
« Nous sommes en train de réunir une communauté en attirant des représentations territoriales de grandes entreprises telles que EDF, Enedis, Veolia ou encore Candor qui viennent dans une logique d’Université d’entreprise », explique le dirigeant. « L’enjeu consiste à offrir à des entreprises habituées à travailler avec des grands acteurs nationaux de la formation, de décentraliser leur formation chez nous afin de piloter des actions groupées et territorialisées ». En s’appuyant, insiste le dirigeant, sur un modèle « d’économie d’usage » qui passe par la mutualisation des moyens alloués à la formation autant que des infrastructures d’accueil des sessions de formation elles-mêmes. « Beaucoup de formations répondent à des besoins transversaux pour lesquels il peut être utile de mutualiser dans une logique interentreprises ». Même si certains choisissent l’option de créer leur propre « campus » au sein de l’écosystème ProAgora.

ProAgora propose 2[insec]000[insec]m² de locaux pour développer un écosystème territorial de la formation. © JAS
Objectif : « que cela ressemble le moins possible à des salles de classe »
Au coeur du quartier Flaubert, ProAgora propose ainsi 2 000 m² de locaux d’activité, des bureaux et des espaces communs pour stimuler « l’intelligence collective » en réunissant formateurs et entreprises « comme on le ferait dans un espace de coworking », résume le dirigeant. Au total, une vingtaine de salles de formation modulables sont mises à disposition des « sociétaires » ainsi qu’une salle de réception de 120 places assises et des espaces de séminaire et de réception. « Nous avons également créé un studio télé exploité par la société Topovideo et mis à disposition de nos sociétaires », ajoute Jean-François Escolier. L’enjeu, explique-t-il, « c’est que cela ressemble le moins possible à des salles de classe ! » ProAgora travaille en parallèle au développement d’un espace dédié aux métiers de la restauration qui pourrait ouvrir ses portes dans les prochains mois.