Cinq alternatives à l’autosolisme sont étudiées depuis septembre 2019 par le think tank The Shift project afin d’évaluer les solutions pour décarbonner la mobilité dans la Vallée de la Seine.
Retenu dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Transition écologique et valorisation économique » de l’Ademe l’an passé, le projet Décarbonner la mobilité en Vallée de Seine a débuté en septembre 2019. Il fera l’objet, le 24 janvier 2020, d’une présentation aux acteurs locaux de la mobilité (techniciens chargés de la mobilité au niveau des communes ou intercommunalités) afin de « leur faire connaître la démarche avant les municipales et de les y impliquer », explique Jean-Noël Geist, responsable de la communication de The Shift project.

Les transports en commun seront étudiés par The Shift project comme alternative à l’autosolisme. © Jgp
Ce think tank pilote le projet qui vise, pendant 18 mois, à étudier cinq alternatives à l’autosolisme (covoiturage, système vélo, télétravail, transports en commun express, livraison à domicile des achats) dans les aires urbaines d’Ile-de-France et de Normandie, avec un zoom sur Caen, Rouen et le Havre. « Pour la première fois, des éléments chiffrés (réduction des émissions de CO2, budgets) seront apportés quant à la situation particulière de la Vallée de la Seine et les comportements de mobilités dans ce territoire », indique-t-il. Objectif : « informer et inspirer les décideurs locaux dans la mise en œuvre d’une mobilité décarbonée, résiliente et durable ».
Estimation des changements de comportement
La méthode employée consiste tout d’abord à « imaginer qu’un ambitieux plan de développement est réalisé » sur un territoire. Puis, avec l’aide de la littérature scientifique et d’experts de la mobilité, The Shift project estimera les changements de comportement entraînés par ce développement selon deux scénarios : un volontariste et un potentiel maximal. Ce travail permettra d’estimer, grâce à un modèle de mobilité, le potentiel de réduction d’émissions de chacune des alternatives.
« En parallèle, nous estimerons pour chaque scénario les coûts/économies associées et les émissions liées à la production des véhicules », précise le think tank. Ceci conduira à établir un bilan carbone et économique de chaque scénario accompagné d’une évaluation de l’impact sur les temps de trajet.