Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan plaide pour étendre le réseau de sites de baignade naturelle

Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan suggère, dans une publication récente relative à l’adaptation de la France face aux canicules à répétition, de « démocratiser la baignade naturelle ».

A l’occasion des épisodes de canicule à répétition enregistrés ces dernières semaines en France, le Haut commissariat à la stratégie et au plan a publié le 10 juillet un « Point de vue » intitulé « Améliorer la vie face aux canicules : pour une France au frais ». Parmi les différentes préconisations, on trouve notamment la mise en oeuvre d’un « plan espaces baignables » à l’échelle nationale qui favoriserait l’extension et/ou la rénovation du réseau de piscines existantes (3 750 auxquelles s’ajoutent 6 400 « bassins de pratique »), mais aussi et surtout celui d’espaces naturels aquatiques « dont la France est richement dotée », rappellent les auteurs.

Le site de baignade du bras Marie (5e arr.) a été déplacé lors de sa réouverture au début de l’été 2026. © JAS

« Une demande sociale pour la baignade urbaine naturelle »

Le Haut-Commissariat appelle ainsi à « démocratiser la baignade naturelle » dans un pays qui comptait 3 365 sites répertoriés en 2024, dont 1 286 en eau douce. La démonstration s’appuie bien évidemment sur « l’exemple francilien », territoire où la baignade était interdite depuis 1923 dans la Seine et depuis 1970 dans la Marne avant la réouverture de sites dédiés à l’été 2025. Des sites fréquentés par près de 100 000 baigneurs durant l’été 2025, « illustration de la demande sociale pour la baignade urbaine naturelle ». Sans oublier « la foule présente autour du canal Saint-Martin à Paris en juin 2026 », ajoutent les auteurs.

Malgré des coûts élevés liés aux mesures d’assainissement préalables à l’ouverture de sites de baignade (1,4 milliard en Île-de-France), le Haut-Commissariat préfère voir le verre à moitié plein en évoquant « de très fortes externalités positives », tant en matière d’impact sur l’écosystème qu’au regard de la lutte contre le changement climatique. Il estime en tout état de cause que le développement de nouveaux espaces de baignade naturelle pourrait faire l’objet d’une orientation nationale « pilotée par les collectivités territoriales volontaires » avec l’accompagnement technique de l’État déconcentré.

Lire le Point de vue du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan

Sur le même sujet

Top